17 avril 2008
Chap 58
Ce soir, je n'ai pas l'inspiration, mais je suis bien vivant et je m'ennuie. Il va peut être falloir que je prenne soin de cette histoire... Le point mort est soudé, je suis encore dans ses quatre murs, je n'arrive plus à franchir la narration extérieur, la porte est fermée, je ne vois plus la voisine, je ne me rappelle même plus le nom de mon meilleur pote..... de ses problèmes de couples, je me souviens, la merde reste toujours physiquement, et par son odeur.... Mais la fleur de ma tendresse, sensibilité, douce culpabilité masculine, je me souviens de Scarlett.....
Mais mon héro subversif, n'a toujours pas conclut le pacte du sang, du rouge rose, il se blesse seulement sur les épines....
C'est le manque d'inspiration, de la résignation, du manque de motivation..... Kerjac aurait il une influence sur mes tribulations intellectuelles....
Cette Scarlett existe pourtant bien, elle est ce souvenir, cet amour inachevé, de l'autre côté de l'océan, je l'imagine vivre, dormir, embrasser, faire l'amour......
10 avril 2008
Chap 57
Rien ne sert de courir mon grand, je ne suis pas l'esthète de Scarlett, je suis la bonhomie ventrue, le décalcomanie de l'idéal masculin....
Je suis l'iceberg complet, celui là même qui flotte dans mon pastis doré, je fonds dans ma saoulerie quotidienne, emplit de mes rêves de clochardisation..
Et pourtant la brune chevelure de Scarlett hante encore mes espérances, mais incidemment, j'en reviens à mes premiers amours, la glandouille heureuse et décadente..
As tu vu l'œuvre cinématographique du 20ème siècle, The Big Lebowski ? Le russe blanc est bien fade face aux alcools argentés à la sève anisée, mais le dénouement est sensiblement le même, la paresse amène la paresse, le blues amène le blues....
Un mois que je ne suis pas sorti, je suis le vecteur de la fainéantise absolu, et pourtant, il faudra bien que je rende visite à Auchan, Carrefour ou même Leclerc, qui se bat contre la vie chère..... foutaise.......J'irai dans ma rue, voir l'épicier, le dernier rempart, le premier repère à cette vie de pseudo illuminé....
15 février 2008
Chap 56

Les corbeaux lépreux, les feux follets des ténèbres, l'obscurité attentiste, le coma, solution à la lévitation de l'esprit cauchemardesque, could you ride the snake?
Entends tu les cris assoiffés? Vois tu les dernières bulles des noyés? Leur chair enveloppée de leur nappe de sang, les rideaux sombres virevoltent au rythme des vents, l'orage, dehors, vomit la haine du céleste, fumisterie décadente.....
This is the end?
Je vois, à l'horizon des dunes, malgré la poussière dorée du sable... le garçon sauvage à la chevelure encombrée, aux yeux fous, à la bouche entrouverte, celle de l'agonie, celle de son univers psychédélique, dans ses pensées, perdu au milieu des sirènes de l'enfer, de ses trous béants, dégoulinant de la cyprine à l'acide citrique, aux vapeurs de souffre......
Reprendre de ses lignes, droites, s'élevant comme les mamelles de la mère nourricière, se réfugier une dernière fois dans la chaleur moite de la gorge de sa génitrice, s'évanouir, entendre le pouls de la vie, sentir dans le noir, ressentir dans ses entrailles, être ombilical-dépendant, une larve, revenir à l'état de larve...
Alléluia, je meurt dans ma création, ma fin n'est que l'origine, le cercle vicieux se ferme, je vais renaître....
12 février 2008
Chap 55
Elle était assise dans mes pensées, elle était maîtresse de mes neurones endormis.. En sommeil de voluptés interdits, désirs inassouvis, fantasme du débilito-jubilatoire..
Je ne suis que l'ombre de la lumière, le flou abîme de mes travers, un univers ténébreux, une incompréhension passionnée, un cri époumoné...
Alors, je vais encore une fois, me palucher en bon vertébré humanoïde, céder à mon masculin et laisser ma féminité à la douceur du kleenex...
15 janvier 2008
chap 54
Oh Dieu céleste, ne vois tu pas ton agneau qui se meurt dans le flot des égouts, du dégoût de la sainte cité... Ne vois tu pas l'agonisant, le sang sur sa laine immaculée....
Alors que faut il faire pour que tu entendes ses cris, le désespoir de son étranglement.
Je te comprend Dieu et viens donc t'asseoir à ma table de poivrots, tu vas voir de quelle façon je partage le pain et le vin... Le vin pour tous, le pain sera rassis que nous serions encore comme des larves, dans les toiles de ce bar...
Alors Dieu tu fais moins le malin...... ah aha ahaha... excuse moi de ce jeu de mots hasardeux....
Mais le malin, lui il a compris que nos cervelles bouillonnent au son du rock nostalgique, que nos neurones vibrent à la puissance des watts... La puissance de la lumière... Le tungstène a remplacé ta lumière divine, Dieu. Réveille toi bon sang, qui est le plus miséricordieux?
Il est où ton feignant de fils? Ne l'as tu pas ressuscité? Une de tes trop grandes foutaises, il est crevé, et bien crevé, il est pourtant encore dans les esprits ridicules de ces gras moutons, que l'on égorge aujourd'hui...
Et oui Dieu. Satané descente en enfer !
28 décembre 2007
Chap 53
Les lumières sont de nouveau bleutées, bleutées par les brumes tièdes devant mes yeux, ces voiles de souffrance, sentimentalisme... je divague encore vers les trottoirs perlés de crasse humide, je ne suis encore que cette loque enivrée.. Je ne suis jamais qu'une réverbération céleste de la pourriture crucifiée, je suis le péché humanisé, le spectre étoilé, le satellite de ma propre réalité. J'enfonce des portes ouvertes, je rêve d'une inconnue, je rêve tout court. Je ne suis en lévitation de mes troubles obscurs, je suis illusion, je suis le dieu psy-chaos, l'empereur frénétique, le dyonisos.
Alors en vérité je vous le dit ! pauvre de vous, hommes de peu de foi !! j'utiliserai toujours la parabole en guise d'explications métaphysiques, que cela excite ou non vos atomes humanoïdes..
Mais je continu à marcher, marcher jusqu'au prochain croisement, à la rencontre du bonhomme vert ou rouge... L'un est attentiste, je vais attendre à ses côtés...
19 décembre 2007
Chap 52
Est ce que tu te souviens, de toutes ses vertes illusions, de cette frêle rosée qui s'abattait sur ton cou, de ces matins moutonneux, de cette grâce environnante....
Est ce que tu te souviens des souffles de l'écume, de la poésie insufflée par ses vagues maléfiques...
Est ce que tu te souviens de la mort dans l'âme, du baume au coeur ou bien même du bleu dans les yeux..
Est ce que tu te souviens des rues livides, des visages de mort sans abri, des fixes des sans domicile, de l'hémoglobine dans le caniveau...
Est ce que tu te souviens de la violence hystérie, l'insoutenable folie, le plaisir interdit...
Te souviens tu ?
12 décembre 2007
chap51
Caresse moi, regarde donc mes yeux mielleux, je suis ton chien, tu es ma maitresse, je suis là, couché devant toi, je suis fidèle en sentiment, je suis à tes pieds.
Bon, je ne suis pas fidèle physiquement, tu le sais, mes corones commandent mes hystéries bestiales, mais je suis en amour à chaque fois.... Si seulement si je ne buvais pas autant, je te serais unique....
Mais comment veux-tu que cela soit possible que je ferme les yeux à chaque passage parfumé? Rien que les effluves femelles éveillent en moi, les hormones de l'infidélité juvénile. Je ne suis pas un ange, j'aime les femmes, j'aime leur corps si gracieux, je survole les réalités, le sérieux, je suis futile.
Alors jamais plus, tu me détaches de ma niche, car je ne suis pas un bon chien chien, et j'aime fuguer, par dessus tout...
22 novembre 2007
chap 50
Foutu monde bancale, foutue désillusion, foutue, foutue, tiens je ne sais même plus...
Pourquoi Goldorak ne s'est-il jamais battu avec albator? pourquoi mendosa n'a t-il pas rencontré Tom Sawyer?
Tu vois que je ne dis pas n'importe quoi, les grands de ce monde doivent se rencontrer, mais ils s'évitent, de peur que leur égo soit bouffé par leur semblable...
Ou je veux en venir? Mais ou tu veux!!!
Bon je crois que j'ai les mains dans le lavabo, et que les millions de bactéries me ricanent au nez, elles savent que je ne vais trouver le courage de les éliminer une à une....
Chose à penser, acheter un exterminateur de bactéries automatique... Un lave vaisselle ils appellent ça, les scientifiques du ménager...
15 novembre 2007
chap 49
Ils rigolent tous ces imbéciles heureux, ils ne savent pas que je l'ai vu.
Je l'ai vu dans ces cheveux bruns. Je l'ai vu dans ces ondulations capilaires. Je l'ai vu dans le bleu de son âme, je l'ai vu dans son pétillant, dans sa fraîcheur. Je l'ai bien vu à sa façon de se mouvoir, de se faire belle, de ne pas s'aimer en image, je l'ai vu!
Et pourtant, je l'ai bien vu l'amour que j'éprouve, je ne rigole pas moi.
L'amour est un sentiment unilatéral qui fait mal. Il me serre les boyaux, il bloque mon inspiration orale. Je ne ne peux l'exprimer, je ne suis que maladresse. J'ai l'impression d'être l'imbécile heureux que je décris devant celle qui me regarde.
Alors l'écriture est la seule délivrance, un moi profond peut être, je n'ai pas peur de dire que je suis faible, qu'elle est ma faiblesse, et que lorsque je l'aperçois lors de mes escales citadines, je me meurt encore un peu...
Sûrement, que c'est l'impossible qui m'attire, comme le vide de celui qui a le vertige...
Elle est là, elle est dans ce café, je l'ai vu, dans sa bulle de chaleur, et je suis là, dans la froideur, immobile, au petit matin.....
09 novembre 2007
Chap 48
Je ressens un manque profond, je ressens le souffle de la douleur amoureuse. Je perçois le vide de ses émotions.
Je suis là, à attendre son attention.
Je suis la faiblesse de l'homme.
Je vis au rythme d'un réve de blues, une musique que je n'entends plus, un univers enfumé que je ne vois plus, je veux ressentir encore la force désuète, celle de l'esthète plongeant dans le caniveau de boue, ressentir la force des égouts, de leur faculté à embaumer mes rues diabioliques.. J'entends la course effrénée des rats en mal de chair humaine, je vois les yeux exhorbités, le malade endormi.....
La blonde, n'est plus, elle fut, elle est partie, elle me quitte à nouveau...
Vamos!! come on!!
Las conchitas de la noche, sur les trottoirs encombrés, regardent mes détritus, sentinelles de mon labeur...
Je ne suis que l'amas de bouse des villes, el torero aux couilles aplaties....
Je vais survivre encore de cet élan dramatique, la dramaturge d'une vie, qui me fascine, le scénario aux hallucinations acidulées, le parfum de la cité.
Je transfère en paralèlle, mes ambiguïtés, vers mon monde d'impuretés étatiques. Je ne suis que l'invité des garçons sauvageons, le témoin priviligié de l'extinction... du chaos.
27 septembre 2007
chap 47
Et pourtant, je me retrouve seul, dans mes pensées de looser, assisté sentimental. La nuit est encore tombée sur mes voiles de liberté.
Je suis de plus en plus l'écume de moi même, une chose insignifiante qui mousse, qui explose au contact de l'air ambiant.
Les rues sont sombres,l'obscurité pèse de toutes ses forces sur mes épaules amoindries. Je continu cependant de marcher, marcher vers une destination inconnue, un canal, un fleuve..... je ne sais pas qu'elle est le final grandiloquent à cette histoire....
07 août 2007
Chap 46
Je me suis arrêté devant cette cabine, seule, immobile, au milieu de cette mouvance citadine..
Le symbole de la communication du siècle dernier... Bref, je me mets à penser histoire, histoire de ne pas penser à la trouille qui me glace les os.
Et pourtant, je n'ai jamais été aussi prêt du but. Mon cerveau manoeuvre mes doigts, et composent les chiffres sur le clavier en métal froid.
Le son glauque de la sonnerie, podomètre du suspens, retentit dans mes oreilles, je me sens fragile..
Allo? .....allo......
C'est moi Kerjac....
Un coup de téléphone à l'allure d'un premier flirt, tendu, indécis, fébrile.. Mais rendez vous est pris.. Elle a la voix douce, de l'ombrelle qui diffuse les UV, le son du jazzman en fin de souffle...
J'entre le premier, dans un bar music-lounge, tendance fashion, où les jeunes sont cools, sont branchés, ont tous l'air d'imbéciles heureux, insouciants étudiants... La musique est assourdissante, le brouhaha des rires gras et forcés, je ne peux pas... Je lui explique que ce monde générique et plastique me mets mal à l'aise, bougeons!
Elle acquiesce sans avoir l'air d'avoir tout compris à ce que je venais de dire.. pas grave.. elle me suit..
Je retournais dans mes rues sales, aux néons usagés, aux ordures qui flottent dans les caniveaux, le vrai monde.. Je sens Scarlett se rapprocher de moi, peut-être apeurée..
Nous entrons dans mon espace, mes pochtrons adorés, adossés au bar, écoutant les musicos de blues sur la minuscule scène, leurs visages dissimulés dans le nuage de fumée. Nous nous installons au fond, dans un espace feutré, à l'accoustique idéale, je me sens dans mon cocoon, je la sens rassurée...
09 juillet 2007
chap 45
Battements, pulsations-minutes, rythmes, coups portés, ventricules qui explosent, je vis.
Les vitres sensorielles, propres, réflection de l'intime, de l'infime....
Comportement humain, animal, qu'importe ! complication.
Héroine...
Pouvoir, sensationnel, disjoncté, désordonné, propos, incohérence.
Désir, amour, sexe, mSt .....
Poussières, fracas, hémoglobine, urgences...
Art déco, d'un univers littéraire, pris au piège d'un intellect, folie du psychiatre endormi.
Morphine, qui me soulage, dialecte du globule, élucubrations gigantesques, ridicule du moment, un espace temps suspendu au delà de la raison.
Techno-neurone, bit, génération beat............
29 juin 2007
chap 44
Je retire avec fébrilité de ma poche la carte du restaurant, un numéro de téléphone marqué d'une écriture stéréotypée féminine..
Vais-je l'appeler. Vais-je avoir le courage. Je ne sais pas, je suis dans un état larvesque. Normal.
Mon corps se dilate doucement dans cette vapeur matinale, il vit étrangement, une enveloppe irréelle d'un esprit psychotique.
L'escalator de mes neurones s'active, les idées surgissent, mais je ne vois pas encore la lumière du jour.
Je suis en manque. En manque de reconnaissance, en manque d'un être, un état d'être. Je suis en manque de cuisses, d'antre brulant, où je pourrai me perdre.
Mon seul courage, ce matin, et de recourir, au geste quotidien masturbatoire, à défaut de tout et de rien...
01 mai 2007
Chap 43
Steeve devenait de plus en plus pressant, remis doucement de sa desespérante crise amoureuse, il me force à me bouger dans un petit resto.
Je suis les lignes anarchiques du trottoir jusqu'au point de rendez vous.
Il est là, déjà, à m'attendre, la clope au bec, le dos vouté, son regard qui se perd sur le bitume.
Un sourire mutuel, nous entrons, dans un univers feutré, doux, subtil... Cela faisait longtemps que ma carcasse n'avait pas foulé tel lieu..
La patronne, nous place, avec une gentillesse démesurée... C'est étrange ce lieu... Elle est habillée d'un long châle blanc qui met en valeur une beauté encore présente, malgré les années évidentes sur ces rides..
Steeve, me regarde, mais son regard est vide, vidé plutôt. Je suis envouté par l'endroit..
"c'est une endroit unique ici, c'est resto privé, où il faut avoir ses entrées"
Je comprend mieux, Steeve se sent protégé, à l'abri, dans cet espace d'encens.
Je suis heureux de le retrouver, je suis heureux de voir une personne, en fait.
Il leva le bras et claqua ses doigts, et l'instant d'après, trois jeunes femmes en habit de geisha, s'approche de nous dans un concert de jambes fantômatique. Derrière le maquillage blanchit, je la reconnais.....
Scarlet.
Je me liquéfie.
L'éternité s'évapore. L'attente est finie. Elle est là. Radieuse.
Je sens son parfum m'envahir, je sens son corps, je sens que je divague dans des pensées emplient d'un érotisme acidulé. Elle me regarde intensèment, je veux la prendre dans mes bras, ne plus la perdre...
Ses cheveux bruns, caresse les pupilles de ses yeux noirs, profonds, je suis dans le gouffre, je sens sa chaleur sensuelle.
Je ne peux me détacher de sa beauté. Je ne dis mot, et Steeve commande pour nous deux. Elle s'éloigne de nouveau... Je respire. Je suis en extase. Je mange au rythme de ses allers et venues majestueuses...
Je demande la carte du resto, elle me le glisse dans la poche de ma chemise, et je sens ses doigts.....
25 avril 2007
chap 42 je suffoque
La mélancolie douce effleure mes tympans, le culte de la mélodie dramatique, l'immense abandon vers des cimes de tristesse, porte mon état de loque désemparée.
Je suis là, sur ce lit, les yeux vers le plafond plein de fissures, la faille de san andreas qui s'ouvre de plus en plus dans mon âme, le signe de la désaffection sublimée, l'éruption de mon intérieur larvesque, le dernier souffle de souffre.....
Mon adhésion, à ces illusions, à mes illusions, Kerjac le grand illusioniste!!! Je suis que la soif, l'envie, la faim, le désir, je ne suis que ce que je ne suis pas.
Je veux me perdre encore dans les entrailles de tes fibres sexuelles, étouffer dans les étreintes de tes cuisses, suffoquer, jusqu'au dernier souffle, jusqu'au dernier .....
04 avril 2007
Chap 41
Les mots volent, les paroles s'abandonnent dans un flot de paraboles au creux de ta chevelure désinvolte. Ton corps emplit de la sensualité excessive, se meut sous la moiteur de ces ombres lunaires. Tes cuisses humides sur mon être en transe, vont et viennent au grè des pulsations enivrantes de ton ventre chaud.
Je sens cette chaleur me dévorer, la beauté de la texture fondante de tes seins entre en contact avec mon torse. Je sens les caresses incessantes de ton pubis, contre mon sexe rougit...
Je sens le sens du mot jouissance.
Des éclats funestes de réalité se révélent à mes yeux éblouis, je sens que ce n'est que songe, que la poésie du moment atteint son dénouement, que les mots volent et que les paroles s'abandonnent.
30 mars 2007
Chap 40
Les neurones obliques, le cerveau congelé, mon corps se meut à travers le brouhaha incessant des mes torpeurs..
Mes mains éxécutent le manège quotidien, ma bouche s'ouvre machinalement, humainement, je mange.. Je me plonge sous la flotte chaude de ma douche, le frisson électrique sur ma colonne vertébrale, mon sexe en érection, le savon mousse.....
Je sors.
Je revois les visages de la vie à travers les vitres de ces cafés, les papiers de morts en lecture..
J'entre.
Je commande un petit noir à lequel, je plonge le petit blanc. Mes yeux parcourent l'environnement, mes pupilles s'affolent, tant de mouvement d'un coup.. Résolution : ne plus rester enfermé plus d'une semaine dans mon appart, on s'acclimate trop vite.. La clim' est trop forte, et son bourdonnement m'endort, il faut que je m'oblige à bouger, revenir, parmi mes semblables.. Ne plus subir. Il y a 5 millions de personnes dans les rues, et moi je suis seul. La mousse du café se noie peu à peu et le noir redevient visible, vite je le bois... pour l'oublier....
26 mars 2007
chap XXXIX désargenté
Mon univers est désargenté, la valeur des choses qui m'entourent m'apparait nulle. Alors que dire de ces matins où le soleil n'a pas envie de traverser la brume épaisse, de mes soirées tabacologiques intenses. Je divague dans cet amas, de reflets de paillettes illusoires, je ne distingue que la porte des chiottes, celles qui me saluent à chaque réveil.
Alors, mes yeux noyés dans le chagrin de mes nuits agitées, peinent à s'ouvrir et à affronter la lumière. J'aime les ténèbres, elle me pénètrent et m'obsèdent, me protègent et me couvent.
Comment ne pas penser à elle....
Pourquoi je n'arrive à l'atteindre... à l'atteindre de mes mots de tendresse, mon écho se meurt dans une épaisse indifférence, si confortable pour elle. Dois-je attendre une éventuelle réception active, que les forces de la physique soit compatibles avec la chimie sentimentaliste que j'éprouve..
Suis-je condamner par venus, de ne voir que ses formes charnelles, mais affronter son regard de statue, ses membres froids et désinvoltes, son immobilité mentale, et les regards d'autrui et d'abrutis se poser inlassablement sur elle.
Je crois que la force qui accompagne mon exultation romanesque suffit à transpercer ses ventricules cardiaques, mais les globules noient dans leur tourbillon, toute vaine tentative.... son coeur continu de battre .. sans moi..
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