29 octobre 2009
Chap 73

Ne perd pas ton identité sous prétexte que tu n'as pas de personnalité, petite raclure, un jour tu te construit, la vie te fout des baffes dans la gueule, tu t'écrases contre son pavé, et tu y respires la merde de ses troubles obscurs, yeah baby yeah....
Ne confond pas virginité et la vierge Marie, une est réelle et l'autre fantasme de l'ignorance des temps jadis, alors prend toi en main, trouve ton étoile fiston, et surtout ne regarde plus la lune des prostituées, elle éclipse souvent la réalité.....
Suis moi mec, regarde le fond des yeux des femmes, inspire leur désir, remplit toi de leurs faiblesses, comprend les mouvements de la danse nuptiale, et surtout devient un salopard sans vergogne pour dominer le monde.....
Allez viens, je vais te présenter ma mie, mon fidèle amour, ma maitresse ambrée, ma bouteille de scotch..
03 octobre 2009
Chap 72

Tu avais le gout de la tentation, et je n'ai su résister à ce jus abondant, laissant à l'abandon ma vaine volonté, mes veines gonflées de plaisir, je me suis libéré en toi.....
Et tu t'es moqué de moi, quand je t'ai dit que je t'aimais, je le savais pourtant que tu étais maquée, mais.... mais.. je suis un putain de romantique, quand je me perd dans la longueur de tes jambes, dans la chaleur de ta toison.... Mais tu peux me toiser, maintenant, tu as bien raison de jouer de ta beauté, mais ne te fourvoie pas, moi aussi je t'oublierai.....
25 juillet 2009
Chap 71
Assis, au comptoir de la boisson, au réveil de l'émulsion gazeuse, je vois son visage qui me hante, me persécute, me montre la voie de son regard... Et pourtant... Je prends la direction inverse, je suis celle de la facilité, ne pas avoir à affronter ses iris empoisonnée....
Je ne suis que le bougre lâche, je l'aiguise de mes mots, mais à aucun moment, la lame ne coupe.... Je ne garde qu'un contact virtuel, une douce illusion, un souvenir encensé par le paraitre, je n'ose pas lui montrer la réalité....
Chap 70

Détraqué, frappé, en loque désargenté, je suis les courbures de la nuit, en quête de tungstene....
Je me procure des sueurs froides, et finalement, je fuis vers l'obscurité qui me fascine.
Les prostituées me dévisagent, autant qu'elle le peuvent avec leur regard de droguées, elle sentent que je ne suis sans monnaie, certaines, d'ailleurs me rient au nez, mais mon nez sent bien leur puanteur de sexe détrempé.......
D'autres vagabonds alcoolisés, victime du délirium aux couleurs suaves des rhums arrangés, oui, clair, mec, ils sont bien arrangés, font des strip tease de leur âme, en zig zag incontrôlés...
08 juin 2009
Chap 69

Dans la nuit, le silence est assourdissant, les âmes esseulées rodent, dans cet univers qui leur crache à la figure, que leur chemin est superfétatoire.
Dans la nuit, le sentiment d'abandon est à son paroxysme, la chaleur est suffocante, les trottoirs vieux et ridés à perte de vue, attendant la toilette du matin....
J'erre moi aussi, dans mes rues, à la recherche du néant. Tous les habitants dorment, se reposent de leurs mille vies, ferment les yeux, sur leur routine, mais eux, semblent oublier que dans la nuit, le silence est assourdissant.
25 mars 2009
Chap 68
Devant l'écume des trottoirs, devant l'abandon des déchets, je me perds dans cette noirceur, cette pourriture...... Et je me sens étrangement bien.
Le monde souffre d'une gastro global, ses entrailles se tordent, pour ne laisser qu'une merde à la commissure de ses failles.
Et pourtant, nous continuons de vivre, de vivre, car nous n'avons que deux choix fondamentaux. Et qui veut être enfui dans cette terre de pesticides?
Aimons nous les uns, les autres... Dieu est amour, mais l'homme est poison... Et l'évangile de Pierre ne nous prévient pas de tous ces dangers ........
20 mars 2009
Chap 67
L'essentiel de mes sentiments se perd vers un horizon inaccessible.
L'essentiel de mes sens fuguent vers un ailleurs...
Les sans ciel ne peuvent comprendre ce qui m'habite, à la vue de ces yeux orangés, au murmure de ses paroles, de sa grâce angélique, et de son teint hâlé...
Elle est l'intime, l'interdit, le désir, le secret que l'on ne dévoile, elle est ce mystère, qui fait pleurer le cœur des hommes....
Le temps s'arrête autour d'elle, autour de ses silences...
Ses lèvres sucrées incarnent une sensualité douce, que l'on rêve de toucher de ses doigts, mais sur lesquelles on ne pose que le regard, de peur de perdre pied....
Alors c'est avec respect que l'on s'éloigne d'elle, fleur protégée, son humilité la protège des coureurs de jupons, et autres idiots séniles, c'est sa force, son charisme.
Si jamais vous croisez cette femme, faite attention de ne pas sombrer dans une dépression amoureuse....
13 mars 2009
Chap 66
Attendre, comme une loque, le visage Lock out. Parcourir mes sens en tourbillon incessant, embrouille passive. La gravité de l'instant, n'a de prise sur mes sentiments immobiles. Incompréhensible, incompressible, j'avance encore et à nouveau vers le ridicule, une ascension vers des ténèbres, le paradoxal....
Venus érotique, ma mie, mon amie, vais-je encore attendre, que tu cesses d'être mythologie, mythomane, minotaure et que sais-je......
J'entends pourtant les sons du blues, le "hit" du saxophoniste, les drogues ne m'ont pas envahit complètement, l'alcool abreuve ma décadence spirituelle, mes mots sont désordonnés, mais je l'entend cette foutu musique.....
Alors ne me dis pas que tu es inaccessible, ne me dis pas que le fantasme n'est qu'un doux rêve, il est le poison de mon existence. Crois-tu, que je reste là, immobile, à regarder mes pieds dans le caniveau, parce que je suis des yeux la rivière de la crasse qui s'écoule en bas cette rue lugubre.
Je suis ici, car je ne t'oublie pas. Je suis ici car tu n'y est pas.
Et si je m'accroupie plus encore, vers ces flaques mauséabondes, c'est pour regarder le reflet de celui qui se perd dans ses pensées.......
19 février 2009
Chap 65
Émancipe toi mon amour, deviens chienne, deviens sauvageonne, deviens réalité, bon sang, pure sang, que je ne puisse te dompter....
Mais mon amour, je ne suis pas un Texan, je veux juste du porno, du crado, du sado, du maso, ou quelques choses de psycho, à toi de faire ton choix....
Alors, vas y explose mes fantasmes de mâle, arrache moi la sève, dévore mes lèvres, je veux ma peau endolorit, je veux sentir, la brûlure de tes va et vient.....
Oui lâche toi, gueule comme une furie, griffe moi, ferme les yeux, pleure, joui, accroche toi à mes fesses, serre moi fort dans ton entrejambe, tes doigts glissant sur ma transpiration, continu.....
Oui souffle moi dessus, bouge tes hanches comme une déjantée, comme une folle à lier, réveille le voisinage et les nabots routiniers, chauffe la salle baby......
Oui appuie tes lèvres au plus profond, que je sente ton humidité sur mes cuisses..... Oui encore, encore, je sens ton souffle et ta sueur.... Mais s'il te plait......
Demain, redeviens femme.......
11 décembre 2008
Chap 64
Emplit de nostalgie, une nostalgie urbaine, aux néons embrumés, dans la vapeur matinale.... Je la vois et la revois, elle hante mes visions éphémères, elle apparait pour disparaitre..
Elle est en moi, elle m'arrache les tripes, elle est ce pétillant, elle est la joie, alors que je suis le malheureux amoureux....
Pourquoi donc ses yeux me font pleurer, pourquoi donc sa légèreté me rend si lourd...
J'ai envie d'elle, j'ai envie de fujicolor, de réalité cinématographique, j'ai envie qu'elle soit mon grain d'argent, j'ai envie qu'elle reste dans le cadre, j'ai envie que sa chevelure, vole dans la lumière, j'ai envie de ses soupirs....
J'ai envie de ses pensées, j'ai envie de sa nostalgie à elle, et j'ai envie d'éteindre la mienne.....
14 novembre 2008
Chap 63

Que dire de mes désirs inassouvis.
Que dire de cette vie qui s'enfuie toujours avec des bornes d'avance.
Que dire de la Scarlett qui s'efface à en devenir inaccessible....
On nous livre une soupe de conformisme, la morale policée, interdit de fantasmer, interdiction absolue aux pensés impures.....
Comment les sévices puissent s'accomplir, à l'aide de complices, nous interdire l'accès aux vices...
Je ne désire que tout ce qui m'est impossible, car la vie est un mur incassable, insondable, il nous enferme....
Paria, l'infidèle est décrié, à qui l'on oppose sa liberté à la facilité... Alors que le courageux est celui qui vit en fonction de ses propres limites, ou de ses non limites. La fidélité.... écrits vertueux, écrits bibliques, Dieu n'a jamais existé, qu'en est-il de la vertu?
Pouvoir de la vergue au but de la verge, à rêver encore et toujours de saintes vierges.......
04 novembre 2008
Chap 62
Le soleil brille, foutue lumière qui me brule, qui me pique encore, il est beaucoup trop tard pour un lever..... Alors je ne me lève pas. Eh ouais, logique le mec.
La nuit a été longue, la sueur et le sexe, emplissent de leurs parfums diaboliques, l'ensemble de la couche nuptiale.
Je me sens dans mon élément, elle est partie depuis longtemps...
Je me souviens, malgré sa chevelure brune, l'éclair dans ses yeux, quand elle s'est abandonnée entre mes mains. Je me souviens de Neil Young qui gueulait son désespoir de ne pouvoir couvrir les cris de ma déjantée maitresse.
Envie encore de me noyer dans l'antre de son sexe, je m'approche de ses draps et m'y rendort comme un adolescent....
03 novembre 2008
chap 61
Bang bang shoot me down baby.
Il apparait le soir, le ressentiment, les sentiments, come away with me, in the night, we will be all right.
J'ai envie que tu viennes, que tu passes la brume sous les ponts de l'hudson, que tu franchisses l'hécatombe de mes doutes.
Pourquoi je te ressens si proche, alors que tu es si loin, ma scarlett. Pourquoi l'oubli ne veut il pas me laisser en paix?
Stupid boy, je crois encore aux rêves. J'écoute encore les gouttes s'éclater contre les vitres en plexi, j'écoute ce monde de plastique, de ces réalités en carton pâtes...
Fuie, fuie, viens me rejoindre, je suis celui qui t'aimera à jamais.... Le sais-tu?
Sais tu que je parle de toi? Me liras tu un jour? Tu es l'ouragan qui peut boulverser ma vie, j'en ai peur, mais ..... peut être, je le souhaite...
09 septembre 2008
Chap 60
Tribulations nocturnes, persévérance dans la nausée pertubée, je suis enveloppé d'une vague à l'âme....
Mon intellect est saoul, il s'enivre dans un désir inavoué...
Courir la prétentaine, sauver les apparences, être désiré, dans le but ultime d'une satisfaction d'abandon...
Je m'abandonne dans mes amours passifs, je m'enfuis dans ma faiblesse, mais ma force est dans le renoncement...
Alors la séduction addictive me rend mélancolique, mais elle me fournit l'adrénaline, cocaïne, amphétamine, un plaisir artificiel, des réalités superficielles..
Mes tribulations nocturnes prennent fin aux premiers matins, où seules mes mains parcourent mon corps, elles s'aventurent sans gêne, elles me caressent, et j'ose imaginer qu'elles sont étrangères....
03 août 2008
Chap 59
Je suis over, over game, out of order. Did you think i will be happy? Did you think you can give me all that i want?
Tu es mon doux rêve, celui par lequel, je suis en âge, ou mon corps humide suffoque sous les draps, ma jouissance édulcorée.....
Tes seins pointus, perdus dans le flux de ma langue, je perçois, je sens tes aspérités, ton épiderme, tes frissons sur tes avants bras...
Je vois bien ton désir, je vois bien tes yeux emplit d'espoir que je ne sois pas ce salopard....
Ma main qui descend dans l'obscurité de tes fesses, l'enfer chaleur, le vice, la tentation... Tel l'enfant je singe l'innocence, maladroitement je découvre ton intimité de succube, je joue, mais je bois toute ta sève en professionnel, je te vide, je t'assèche et au petit matin, je te demanderais de partir......
17 avril 2008
Chap 58
Ce soir, je n'ai pas l'inspiration, mais je suis bien vivant et je m'ennuie. Il va peut être falloir que je prenne soin de cette histoire... Le point mort est soudé, je suis encore dans ses quatre murs, je n'arrive plus à franchir la narration extérieur, la porte est fermée, je ne vois plus la voisine, je ne me rappelle même plus le nom de mon meilleur pote..... de ses problèmes de couples, je me souviens, la merde reste toujours physiquement, et par son odeur.... Mais la fleur de ma tendresse, sensibilité, douce culpabilité masculine, je me souviens de Scarlett.....
Mais mon héro subversif, n'a toujours pas conclut le pacte du sang, du rouge rose, il se blesse seulement sur les épines....
C'est le manque d'inspiration, de la résignation, du manque de motivation..... Kerjac aurait il une influence sur mes tribulations intellectuelles....
Cette Scarlett existe pourtant bien, elle est ce souvenir, cet amour inachevé, de l'autre côté de l'océan, je l'imagine vivre, dormir, embrasser, faire l'amour......
10 avril 2008
Chap 57
Rien ne sert de courir mon grand, je ne suis pas l'esthète de Scarlett, je suis la bonhomie ventrue, le décalcomanie de l'idéal masculin....
Je suis l'iceberg complet, celui là même qui flotte dans mon pastis doré, je fonds dans ma saoulerie quotidienne, emplit de mes rêves de clochardisation..
Et pourtant la brune chevelure de Scarlett hante encore mes espérances, mais incidemment, j'en reviens à mes premiers amours, la glandouille heureuse et décadente..
As tu vu l'œuvre cinématographique du 20ème siècle, The Big Lebowski ? Le russe blanc est bien fade face aux alcools argentés à la sève anisée, mais le dénouement est sensiblement le même, la paresse amène la paresse, le blues amène le blues....
Un mois que je ne suis pas sorti, je suis le vecteur de la fainéantise absolu, et pourtant, il faudra bien que je rende visite à Auchan, Carrefour ou même Leclerc, qui se bat contre la vie chère..... foutaise.......J'irai dans ma rue, voir l'épicier, le dernier rempart, le premier repère à cette vie de pseudo illuminé....
15 février 2008
Chap 56

Les corbeaux lépreux, les feux follets des ténèbres, l'obscurité attentiste, le coma, solution à la lévitation de l'esprit cauchemardesque, could you ride the snake?
Entends tu les cris assoiffés? Vois tu les dernières bulles des noyés? Leur chair enveloppée de leur nappe de sang, les rideaux sombres virevoltent au rythme des vents, l'orage, dehors, vomit la haine du céleste, fumisterie décadente.....
This is the end?
Je vois, à l'horizon des dunes, malgré la poussière dorée du sable... le garçon sauvage à la chevelure encombrée, aux yeux fous, à la bouche entrouverte, celle de l'agonie, celle de son univers psychédélique, dans ses pensées, perdu au milieu des sirènes de l'enfer, de ses trous béants, dégoulinant de la cyprine à l'acide citrique, aux vapeurs de souffre......
Reprendre de ses lignes, droites, s'élevant comme les mamelles de la mère nourricière, se réfugier une dernière fois dans la chaleur moite de la gorge de sa génitrice, s'évanouir, entendre le pouls de la vie, sentir dans le noir, ressentir dans ses entrailles, être ombilical-dépendant, une larve, revenir à l'état de larve...
Alléluia, je meurt dans ma création, ma fin n'est que l'origine, le cercle vicieux se ferme, je vais renaître....
12 février 2008
Chap 55
Elle était assise dans mes pensées, elle était maîtresse de mes neurones endormis.. En sommeil de voluptés interdits, désirs inassouvis, fantasme du débilito-jubilatoire..
Je ne suis que l'ombre de la lumière, le flou abîme de mes travers, un univers ténébreux, une incompréhension passionnée, un cri époumoné...
Alors, je vais encore une fois, me palucher en bon vertébré humanoïde, céder à mon masculin et laisser ma féminité à la douceur du kleenex...
15 janvier 2008
chap 54
Oh Dieu céleste, ne vois tu pas ton agneau qui se meurt dans le flot des égouts, du dégoût de la sainte cité... Ne vois tu pas l'agonisant, le sang sur sa laine immaculée....
Alors que faut il faire pour que tu entendes ses cris, le désespoir de son étranglement.
Je te comprend Dieu et viens donc t'asseoir à ma table de poivrots, tu vas voir de quelle façon je partage le pain et le vin... Le vin pour tous, le pain sera rassis que nous serions encore comme des larves, dans les toiles de ce bar...
Alors Dieu tu fais moins le malin...... ah aha ahaha... excuse moi de ce jeu de mots hasardeux....
Mais le malin, lui il a compris que nos cervelles bouillonnent au son du rock nostalgique, que nos neurones vibrent à la puissance des watts... La puissance de la lumière... Le tungstène a remplacé ta lumière divine, Dieu. Réveille toi bon sang, qui est le plus miséricordieux?
Il est où ton feignant de fils? Ne l'as tu pas ressuscité? Une de tes trop grandes foutaises, il est crevé, et bien crevé, il est pourtant encore dans les esprits ridicules de ces gras moutons, que l'on égorge aujourd'hui...
Et oui Dieu. Satané descente en enfer !
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